Notes géologiques

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La carrière de Montebourg|La région des Landes de Jobourg|La carrière de Doville

Préhistoire et Bricquebec|Montebourg-quinéville|Les faluns du miocène

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La carrière de Montebourg

  1. Présentation de la carrière.
  2. L'entreprise Leroux-Philippe, exploitant actuel de Brix, exploite depuis 1988 une carrière de grès quartzite sur le territoire de la commune de Montebourg dans le département de la Manche.

    Cette carrière produit des matériaux comparables à ceux du site de Brix et sont utilisés pour la production d'éléments préfabriqués en béton par la Société d'exploitation de la Nive, zone industrielle d'Armanville à Valognes.

  3. Données géologiques..

La carrière exploite une formation de grès quartzite appartenant à la série des grès armoricains qui forment un certain nombre de reliefs suivant un axe Ouest-Est d'Huberville à Quinéville.

Le gisement exploité se situe au nord de Montebourg au niveau du Mont Rogneux, relief important constitué de grès quartzite perçant les formations du Trias.

La roche est présente en bancs épais dont la direction est d'environ 165°-170° Nord avec un pendage variant de 25 à 35° vers L'est.

Les faciès rencontrés au niveau de L'exploitation sont assez recristallisés à grains fins ou moyens très localement, de grès saccharoïdes moyens à grossiers et tous les termes de passage d'un faciès à L'autre sont présents.

Plusieurs études géologiques ont été réalisées sur le site de la carrière de Montebourg par les exploitants et le CETE de Saint-Brieuc afin de mieux connaître le gisement en cors d'exploitation et de définir les limites du gisement exploitable.

Ces études ont été réalisées en plusieurs étapes:

  1. Nature pétrographique des matériaux.

Le faciès dominant est un grès quartzitique issu de la recristallisation de grès moyen (grains millimétriques).

La roche présente de faibles traces d'altération en surface; la roche saine est accessible à très faible profondeur (moins de 5 m).

Les niveaux de grès peu cristallisés voire saccharoïdes sont relativement rares mais peuvent apparaîtrent occasionnellement.

Le gisement est relativement massif et essentiellement constitué par des quartzites clairs, gris ou rosés.

En profondeur, les sondages de reconnaissance ont confirmé le caractère quartzitique dominant et homogène du gisement. Les caractéristiques géotechniques semblent s'améliorer en profondeur.

En conclusion il apparaît que la nature pétrographique des matériaux exploités sur le site de la carrière de Montebourg présente une grande homogénéité. On note le caractère constant des faciès quartzitiques qui dominent.

  1. Fracturation du gisement.

Le gisement se présente sous la forme d'une succession de bancs métriques de grès quartzitiques orientés N165 à N 170 avec un pendage variant de 25 à 35° vers L'est.

Ces pendages restent constants sur L'ensemble du gisement actuellement exploité ce qui semblerait garantir L'absence de failles majeures.

L'ensemble du gisement visible ne présente pas d'importantes fracturation; cependant, il est important de noter un réseau de diaclases relativement régulier qui recoupe les bancs de quartzite.

Ce réseau de fracture présente deux directions principales sur L'ensemble de la carrière:

Ces cassures subverticales recoupent perpendiculairement et très régulièrement les bancs de quartzite, ce qui présente un avantage certain pour la production de blocs géométriques, quasi-cubiques, de plusieurs tonnes.

Les deux familles de diaclases qui affectent L'ensemble du gisement exploitable ne dégradent pas les caractéristiques intrinsèques des matériaux.

En conclusion il apparaît donc clairement que le gisement exploité à Montebourg présente une faible fracturation.

  1. Conclusions.

L'homogénéité du gisement entraîne une régularité de la qualité des matériaux produits. Leurs caractéristiques géotechniques et mécaniques restent constantes et régulières.

Les fronts de taille en cours d'exploitation présentent des faciès réguliers de grès quartzite de bonne qualité.

Ces grès quartzite, d'origine sédimentaire, n'ont pas subi de phénomène tectonique.

Occasionnellement, on y rencontre des grès faiblement recristallisés voire saccharoïdes.

L'ensemble du gisement est peu tectonisé; on note cependant la présence de deux familles de diaclases qui recoupent perpendiculairement les bancs de grès quartzite donnant ainsi la forme cubique aux blocs extraits.

Ces diaclases n'affectent pas les caractéristiques intrinsèques des matériaux.

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La région des Landes de jobourg.

  1. Géologie descriptive.

La région de La Hague est constituée de terrains cristallins creusés par un sillon nord-ouest/sud-est, rempli par des formations sédimentaires d'âge primaire.

Photo Escalgrain

Les formations sédimentaires présentes dans la région des landes de Jobourg comprennent les périodes suivantes:

Le site des Landes de Jobourg est implanté sur un fossé tectonique hercynien, étroit et relativement profond, modifiant le vieux socle antécambrien dans une zone où celui-ci est constitué par des granites. Ce fossé est complété par des roches sédimentaires d'âge primaires (grès et schistes), généralement redressées et même parfois laminées.

En raison de L'importance de la tectonique cassante, il est très difficile de reconstituer la structure plicative précoce. On constate cependant une schistosité principale d'orientation constante Est/Ouest avec un pendage vers le nord. Une telle disposition caractérise une structuration Est/Ouest avec des plis déversés vers le sud.

La déformation cassante est dominante dans cette région. Les grandes failles viennent rompre la continuité des structures plicatives et mettent en contact des terrains d'âge différent ou à structuration d'orientation différente.

Morphologie.

  1. Stratigraphie.

La succession stratigraphique est décrite de haut en bas, c'est-à-dire par ancienneté croissante des couches géologiques.

Les terrains superficiels appartiennent à trois catégories principales:

Il s'agit de terrains à granulométrie relativement variable. On trouve dans ces limons des échantillons de terrains sous-jacents, tantôt à L'état très altéré, notamment lorsqu?il s'agit de schistes, tantôt à L'état de cailloux et de cailloutis dans le cas des grès bien cimentés et des quartzites.

Il ne semble pas que des transports lointains d'éléments aient été réalisés dans ces limons car on peut y distinguer, à quelques dizaines de mètres près, la nature des terrains sous-jacents à la seule présence de leurs éléments contenus sous une forme altérée.

Cette observation permet d'estimer que les phénomènes de solifluxion ont été minimes dans cette zone du plateau des Landes de Jobourg, et que le relief précédent le dépôt des limons ainsi que les gradients de pentes devaient être assez peu accentués.

L'épaisseur des limons est assez variable: elle est comprise entre un mètre et 3, 5 mètres environ. Toutefois, des que le relief et les pentes prennent une certaine importance, à partir de 15 à 20% par exemple, on observe un début de "fauchage" des têtes de couches.

Les pentes importantes, soit au-delà de 15%, sont parfois le siège de phénomènes de solifluxion. On peut observer à proximité de la Rue de Beaumont, des épaisseurs de cailloutis de plus de trois mètres dont le liant argileux permet des mouvements lents.

Les masses d'argiles proviennent de la décomposition des schistes d'âge divers et, pour une moindre part, des éléments argileux contenus dans les grès feldspathiques, sont encore plus localisées que les cailloutis. On les trouve notamment au-dessus des zones schisteuses où elles peuvent prendre la place des limons, surtout à la partie inférieure de ces derniers.

d'une manière générale les masses argileuses sont rares sur L'ensemble des landes du Cap de la Hague. Tout au plus peuvent-elles prendre une certaine importance dans le domaine de L'hydrologie et notamment dans le cas du bassin versant de la sabine dont la partie la plus élevée est caractérisée par un faible relief.

Il est hors de doute que la morphologie exceptionnelle du Cap de la Hague n'a pas permis le dépôt de grandes masses argileuses et que le relief particulièrement abrupt au nord et au sud du Cap a facilement éliminé les éléments fins.

d'une manière générale les phénomènes périglaciaires sont relativement marqués dans cette région.


Il est représenté, entre autre, par une alternance de niveaux schisteux et gréseux sur la pente orientée au sud de la source du Recboc.

En première approximation, il semble que L'on puisse assimiler ces terrains aux "Grès et Schistes de May" de la carte au 1/50 000. d'après ce document, la série de ces schistes et grès de May comprendrait les terrains suivants:

Ce sont des schistes de couleurs sombres, à reflets bleuâtres en profondeur, mais qui reprennent un aspect gris clair en surface.

Ils sont le plus souvent argileux et, malgré la finesse de la schistosité leur délitage est souvent interrompu par L'existence de plan de cisaillement qui se manifeste la plupart du temps par une amorce d'oxydation matérialisé par un changement de couleur, du sombre au rouge, puis au gris clair.

On les rencontre le plus souvent sous forme d'esquilles, notamment dans les zones superficielles où L'altération n'est pas trop prononcée.

Ils sont assez homogènes dans L'ensemble.

P.R.RACHEBOEUF (1976) a subdivisé cette série sur la base d'une argumentation lithologique et faunistique en deux formations: la formation d'Urville surmontant la formation des Moitiers d'Allone.

Cette formation des Moiters d'Allone présente une patine gris vert qui la distingue des alternances type armoricain qui montre une patine plus blanchâtre.

Il faut noter que certains échantillons de cette formation prélevés lors du levé de la carte géologique effectué par le BRGM ont relevé de légères concentrations en oxyde de titane (rutile, anatase, leucoxène) et en zircon.



Deux unités peuvent être distinguées: des alternances armoricaines (15 m) surmontant le grès armoricain (20 m).

Les alternances armoricaines comprennent principalement en bancs décimétriques de quartzites, de psammites ou d'argilites détritiques.

Le grès armoricain forme cartographiquement un niveau repère qui constitue un corps dur et apparaît plus ou moins en relief dans la morphologie. Cet ensemble est constitué essentiellement de grès quartzites blancs; on distingue ainsi (du haut vers le bas):

Cette formation de grès armoricain essentiellement quartzitique résiste particulièrement bien à L'altération.



Cette formation cambrienne peut être divisée en deux niveaux: une formation de grès à ciment argileux et de grès grossiers feldspathiques à dragées de quartz surmontant une alternance de grès et de siltites feldspathiques micacée et lités.

La première de ces formations apparaît comme une alternance de bancs plurimétriques à décimétriques de grès feldspathiques grossiers et de grès feldspathiques fins à moyens d'une puissance de L'ordre de 150 m. A sa partie haute près du contact avec le grès armoricain, des niveaux microconglomératiques à quartz rares peuvent s'intercaler dans cet ensemble. Des niveaux psammitiques (grès à ciment argileux riches en micas détritiques) d'épaisseur centimétrique à décimétrique peuvent s'observer localement. A L'altération, ces grès feldspathiques prennent une patine rouille, les éléments de grès peuvent être complètement dissociés et former un sable.

Le deuxième ensemble présente des alternances décimétriques de grès fins feldspathiques micacés et de siltites plus ou moins argileuses de couleur grise. Les niveaux silteux sont affectés par une fine schistosité d'orientation ouest-nord-ouest/est-sud-est. En surface, ces formations présentent une patine de couleur vert kaki. L'altération se développe surtout dans les niveaux gréseux qui peuvent être totalement dissociés et donner des sables pulvérulents. Cette altération se développe sur des puissances pouvant atteindre la quinzaine de mètres. La base de cette formation n'a pas été observée, et L'on ignore sa puissance réelle qui est toutefois supérieure à la centaine de mètres.

Le passage des grès feldspathiques aux arkoses n'a pas été observé. Il semble qu'une série schisteuse de puissance très faible existe entre les deux.

Ces arkoses sont formées d'un ciment de grès ferrugineux à granulométrie assez ouverte. Les éléments sont constitués de quartz, de psammites ferrugineuses et parfois de schistes métamorphiques verdâtres.

Il y a lieu de mentionner les séries briovériennes qui existent à L'Est du Cap de la Hague, dans la région d'Urville. Il est cependant très peu probable que L'on retrouve du Briovérien au-dessous des Landes de Jobourg.

Il existe dans la région trois catégories principales de granites.

Immédiatement au Nord et au Sud du synclinal de Jobourg on trouve, affleurant assez largement, le granite dit d'Auderville qui est du type alcalin, et leucocrate à grains moyens. Ce granite est assez largement altéré jusqu'à près de 40 m de profondeur. Il est, en général, milonytisé ou à défaut, très souvent atteint par des micro-diaclases ou par une fissuration potentielle.

Par ailleurs, il existe des masses de granites décomposés en sable à cohésion très inégale, mais parfois assez forte et rappelant de très près la texture initiale de la roche.

De plus, dans la zone des Moulinet, des massifs à texture pegmatique créent des solutions de continuité.

De part et d'autre des Moulinet, une autre catégorie de granites dit du Calenfrier contient des inclusions de dolérite assez altérée dans la région sud, entre les Moulinet et le Nez de Jobourg, mais particulièrement saine dans la zone d'Auderville, à proximité du sémaphore notamment.

Enfin, on note dans ces granites du Calenfrier des kersentites, mais sous des formes très altérées et oxydées.

Il y a lieu de signaler L'existence de quelques filons de quartz, d'épaisseur très inégale, notamment entre Herqueville et la zone des Moulinet, au contact entre les granites du Calenfrier et le conglomérat arkosique de base.

  1. Données structurales sommaires.

La structure de la Hague a fait L'objet de nombreuses discutions et les points de vues sont encore assez divergents.

d'une part, on observe une tendance à L'effeuillement des séries en synclinaux couchés vers le sud, un peu dans le style des écailles. Ceci expliquerait la grande divergence des évaluations de puissance estimées d'après M.J.GRAINDOR d'une part, d'après ses prédécesseurs et les travaux de reconnaissance plus récents.

Un autre point de vue tendrait à considérer L'ensemble du Cap de la Hague sous forme d'une mosaïque d'éléments mis en place par une tectonique de style cassant ou, tout au moins, moins souple que celle envisagée plus haut.

De ce fait, la puissance des séries serait moins importantes et correspondrait beaucoup plus aux travaux de reconnaissance récents.

Il est certain que des poussées se sont exercées du Nord au Sud, cisaillant un certain nombre de séries, et en premier lieu, les séries schisteuses du genre des schistes de la série des grès de May, des schistes à Calymènes et peut être des schistes et grès cambrien supra-arkosiques. Toutefois, il n'est peut être pas nécessaire de faire intervenir de longs traînages de ces différentes séries, sous forme d'écailles rabotées.

D. LAURENT et P. LEVEQUE ont plutôt tendance à attribuer les variations de puissance allant régulièrement dans le sens de la diminution, au fonctionnement de la région du Cap de la Hague sous forme d'un môle ayant joué un rôle épirogénique, au moins jusqu'au Silurien supérieur. L'existence de nombreux passages sableux, même au coeur des schistes à Calymènes, des variations latérales très rapides des séries aussi traditionnellement constantes que les grès armoricains, enfin L'existence indiscutable de la série des grès feldspathiques (niée par M.J. GRAINDOR) rencontrée sur plus de 60 m d'épaisseur, peuvent constituer une argumentation en faveur de cette hypothèse.

La tendance à l'exondation qui a marqué, par des récurrences constantes des faciès détritiques, toutes les séries cambriennes, silurienne et en partie dévonienne, paraît plus vraisemblable à ces deux auteurs.

Le log de la région des Landes de Jobourg :

Coupe Log.

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La carrière de Doville

  1. Carrière de DOVILLE. présentation

La carrière est située sur le flanc nord du mont de Doville, au Nord de La Haye du Puits.

L'entreprise Neveux et Cie. Appartenant au groupe Colas exploite le site depuis une vingtaine d'année.

La production annuelle est de L'ordre de 280 000 T de granulats avec des réserves évaluées jusqu'en 2012.


doville


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Les moyens de production sont les suivants:


  1. La carrière exploite le grès de MAY du Llandeilien-Caradocien (Ordovicien). Le gisement correspond à un massif noyé dans un ensemble de L'Ordovicien indifférencié.

    La carrière, taillée dans le flanc Nord du mont de Doville, recoupe la formation du grès de May sous une découverte restreinte (de 0,5 à 6 m au maximum).

    Cette formation se présente sous forme de petits bancs de grès quartzeux, de 20 à 50 cm d'épaisseur, affecté par une fracturation régulière tous les 50 cm environ.

    Le pendage général de la formation plonge d'une vingtaine de degrés vers L'Ouest, mais est affecté par des petits plis et par des rebroussements près des quelques accidents subverticaux orientés N60.

    Quelques bancs de schistes gris noir et de psammite (grès micacé) sont parfois intercalés entre les bancs de grès.

    En partie Sud de la carrière, une zone légèrement minéralisée (légers beurrages des diaclases) est visible près d'un accident N60.

    Ces hétérogénéités locales (schistes, psammites et minéralisations) induisent des zones de résistance moindre et une variabilité chimique accrue sur le gisement. Toutefois, en raison de leurs mauvaises caractéristiques mécaniques, ces éléments disparaissent dès les premiers concassages.

  2. Données pétrographiques

La reconnaissance pétrographique repose sur les résultats:

L'examen lithologique révèle la présence d'un granulat issu du concassage d'une roche massive siliceuse présentant le faciès d'un grès quartzeux.

L'analyse spectroscopique confirme L'identification établie à partir de L'examen lithologique c'est à dire une composition où le quartz apparaît en tant que minéral essentiel et les feldspaths en tant que minéraux accessoires: L'empreinte identitaire est celle d'une roche siliceuse essentiellement composée de quartz (grès quartzeux).

L'analyse chimique est la suivante: (résultats en %):

Cette composition chimique corrobore les renseignements tirés de L'analyse spectroscopique.

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Deux outils préhistoriques trouvés sur le territoire de la TRAPPE de BRICQUEBEC.

Un père Trappiste, le Père Georges, se trouve être un amateur fidèle et éclairé de préhistoire; il inspecte, avec attention, les terrains exploités par sa Communauté de L'Abbaye NotreDame de Grâce, à Bricquebec, au cours des divers travaux agricoles, et surtout après les labours.




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Diverses pièces, trouvées au cours de ses recherches ont déjà été décrites (LITTUS n°15, sept.1976, p.16), dont un "outil de type macrolithique à Quettetot (Manche) d'apparence campignienne.

Pour le premier des deux outils découvert par le Père Georges, il s'agit d'un grand nucléus en silex beige, à deux pans de frappe opposés. Cependant L'angle très large (environ 90°) entre ces deux plans de frappe, ainsi que L'adoucissement de L'un des deux par plusieurs enlèvements en lamelles obliques, laissent place à la possibilité et même à la probabilité qu'il s'agit, d'une sorte de pic de type campignien.

La longueur de L'objet, par rapport à sa section, ainsi que les enlèvements destinés à L'amincir, renforcent bien cet aspect de "pic".

Longueur totale = 147 mm.

Section = 50x42 mm.

Les deux plans de frappe sont disposés selon un angle proche de 90°, donc très obliques par rapport à L'axe de L'objet, et nettement peu rationnellement orientés pour une utilisation pure en nucléus à lames. La section "ventrale", la plus courte entre les plans de frappe, est encore quelque peu corticale et ne présente qu'un seul enlèvement très large, perpendiculaire à L'axe général.

A partir des deux plans de frappe partent des enlèvements longitudinaux de lames parallèles successifs. Cependant, L'un des deux plans de frappe a été aménagé et plus ou moins abattu par quelques enlèvements latéraux de lamelles inutilisables.

Le plan de frappe opposé à celui-ci fut peu aménagé, mais L'angle aigu formé par le plan et les enlèvements axiaux paraît avoir été assez largement utilisé car fortement esquillé.

La patine est nulle, avec, cependant, quelques très discrètes plages blanchâtres.

Il est nécessaire de mettre en évidence la coïncidence étonnante de la trouvaille , dans un secteur territorial limité, de deux objets de même apparence et de techniques très comparables, réalisés dans ce même silex beige.

Ce n'est pas la première fois que des témoins isolés de L'industrie dite campignienne sont signalés dans la région, entre autres, notamment, trouvé proche du Hameau de la Mer à Equeurdreville, une longue pièce cylindrique polie à tranchant étroit d'extrémité au profil nettement asymétrique, en forme de "houe".

Les avis spécialisés sont cependant assez contradictoires quant à L'existence du "campignien", notamment "des forêts" comme une véritable technique culturelle précise, un véritable étage typologique.

Il est pourtant difficile de nier L'existence de telles pièces, tout en admettant qu'il est difficile de les intégrer dans une industrie déjà typée, ou de les en écarter en les considérant comme entités culturelles indépendantes.

La seconde pièce recueillie par le Père Georges, est un beau petit biface cordiforme allongé à la limite du subtriangulaire.

Longueur = 79 mm.(L. selon F. Bordes)

Largeur = 55 mm. (m. selon F. Bordes)

Epaisseur = 20 mm. (e. selon F. Bordes)

Hauteur axiale de la plus grande largeur = 28 mm. (a. selon F. Bordes)

Largeur à mi-hauteur = 47 mm. (n. selon F. Bordes)

En théorie, et selon le graphique de F. Bordes, ce biface se trouverait plutôt vers la limite de L'ovalaire; cependant, le dégagement net de la pointe tend, plutôt vers le subtriangulaire.

La taille est quelque peu rudimentaire sans être grossière ni maladroite. L'épaisseur milite contre une époque de fabrication récente (moustérienne de tradition acheuléenne), ainsi, d'ailleurs, que la sinuosité des tranchants.

A défaut de contexte quelconque, cet outil pourrait être un petit biface acheuléen.

Le silex utilisé est de couleur beige à gris-vert avec bandes blanches; la patine est nulle.

La suggestion acheuléenne pourra semblé osée. Pourtant ce biface est à rapproché d'une ancienne trouvaille, déposée au Musée des Sciences Naturelles de Cherbourg.

Il s'agit d'un grand biface d'au moins 20 cm de longueur, cordiforme et de taille nettement acheuléenne, dans un silex beige à gris-vert semblable à celui du biface du Père Georges. Ce grand biface aurait été trouvé dans les environs proches de Bricquebec, sans autre précision.

Il est évidemment très possible de rapprocher ces deux bifaces, malgré leur différence de taille, et de les placer, tout deux, dans la même industrie chronologique et typologique. Cette proposition, sans être définitive, est sommes toute logique.

photo silex 1

photo silex 2

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La crête gréseuse de Montebourg-Quinéville.

Les affleurements ordoviciens sont nombreux dans notre région; ils ont été depuis longtemps répertoriés et identifiés sur les cartes géologiques.

c'est le cas des affleurements ordoviciens alignés d'W en E antre Valognes et Quinéville. Ils y dessinent une crête qui s'infléchit au niveau de dépressions méridiennes comblées de sédiments triasiques.

Ces affleurements sont rapportés au niveau stratigraphique du grès armoricain sur la feuille de Cherbourg au 1/80 000 (Bigot).

1.Historique.

Bigot(1938) attribuait L'ensemble de ces formations au flanc sud d'un synclinal dont le flan nord aurait été représenté par les pointements de Grès armoricain de Saint-Germain-de-Tournebut et de Videcoville.

Cependant il reconnaît que L'attribution d'une partie de ces affleurements à un tel niveau était douteuse(Bigot 1938):

Le problème de Bigot était le suivant. Si la présence du Silurien au Moulin-du-Pré, a peu de distance de Bourg de Lestre est incontestable, et reconnu par Bonnissent dès 1870, il lui a été impossible de localiser les schistes à calymènes entre les Grès armoricain avec Tigillites de Quineville et du Mont de Lestre, et les grès en plaquettes du Bourg de Lestre.

Ce problème d'interprétation stratigraphique a connu un renouveau d'intérêt à la faveur de la découverte des schistes ampéliteux du Silurien à L'affleurement (Pareyn, 1962). Dans le thalweg du ruisseau du Bouillon à Lestre, les schistes ampéliteux sont observés au-dessus des grès ordoviciens en place.



Lestre

Image

Cette découverte conduisait à reconsidérer L'interprétation stratigraphique du massif de Quineville; elle imposait de nouvelles recherches afin de préciser la stratigraphie des affleurements provisoirement attribués au niveau du Grès armoricain par Bigot.

La composition lithostratigraphique classique de L'Ordovicien de la région est la suivante:

Silurien

7) Pélites gréseuses à fragments polyèdriques,

6) Schistes supérieurs,

5) Grès du Grand May

Ordovicien

4) Schistes intermédiaires,

3) Grès du Petit May,

2) Schistes à Calymènes,

1) Grès armoricain

Cambrien

Dans les massifs de Quineville et de Montebourg, seul deux niveaux au-dessus du cambrien avaient une attribution stratigraphique incontestable:

Les recherches en vue de localiser la succession ordovicienne comprise habituellement entre ces deux niveaux furent réalisées dans le cadre du lever de la feuille de Saint-Vaast-la-Hougue au 1/50000.

2.Composition stratigraphique de L'ordovicien.

  1. le Grès armoricain
  2. Le Grès armoricain est un quartzite à faciès typique. En raison de sa grande résistance à L'érosion, il est largement représenté à L'affleurement. Il constitue un soubassement de la ligne de crête qui, des hauteurs d'Huberville (118m), de la lande du Museresse (106m), s'abaisse régulièrement vers le rivage de Quinéville.

    Dans le massif de Montebourg, les affleurements spectaculaires du Mont Rogneux nous montrent ce niveau sous son aspect caractéristique.

    Le front de taille de la carrière Bouvey-Laisney présente, sur une hauteur de 38 m, une succession de puissants bancs d'un quartzite blanc bleuté, très dur, exploité comme matériau d'empierrement et d'enrochement. Les échantillons présentent des faces de cassures lisses au toucher et des arêtes vives, tranchantes. Les bancs dont L'épaisseur moyenne est de L'ordre du mètre sont inclinés de 15° vers le N E. Ils sont séparés par des vires argileuses ou schisteuses. Ces bancs sont traversés par des Tigillites, terriers cylindriques verticaux attribués à des Annélides. Ces terriers fossiles présentent une structure et des dimensions caractéristiques. Le diamètre de ces terriers peut dépasser le centimètre. Leur longueur est délicate à apprécier car ils peuvent traverser plusieurs bancs ce qui rend très délicate L'observation d'un terrier sur toute sa longueur. Dans des cas très favorables, il est possible d'observer L'orifice en forme d'entonnoir de ces terriers. Cet entonnoir indique la face supérieure du banc.

    Le faciès du Grès armoricain offre une remarquable continuité horizontale et verticale. Ses caractères de coloration, débit, qualité du grain, dureté, comportement morphologique et résistance aux agents d'altération, associés à la présence de Tigillites définissent un type lithostratigraphique aisément identifiable.

    Les affleurements ordoviciens du massif de Montebourg, du mont d'Huberville et des buttes du Câtelet peuvent être rapportés en totalité au niveau stratigraphique du Grès armoricain. Au nord et au nord-est du massif de Montebourg, les bancs présentent un grain plus grossier, une réduction d'épaisseur et aux Renardières, une stratification entrecroisée. Compte tenu de la position géométrique de ces bancs, cette variation de faciès pourrait annoncer le sommet de cet horizon.

    Au sud du massif de Quinéville de beaux affleurements permettent de suivre les bancs de Grès armoricain en direction, d'W en E. Ces bancs plongent de 30° en moyenne vers le NE; ils amorcent ensuite un changement de direction et plongent vers L'E puis vers le S. Cette fermeture périclinale est visible au rocher Bavéchien sur le littoral de Quinéville.

    Au cours des relevés le grès ordovicien a été localisé au sud et au nord du massif de Montebourg.

    A Saint-Cyr, à L'est de Montebourg, il existe des affleurements relativement important de grès ordovicien. Il s'agit d'un grès gris-rosé, très micacé à patine rouge. Les bancs peu épais sont inclinés de 45°vers le sud-ouest. Ces grès rappellent par leur faciès les Grès de May. Ces affleurements pourraient représenter des éléments du flanc sud de L'anticlinal et s'articuler au niveau de cette structure au massif de Montebourg.

    Sur la rive gauche du ruisseau de Filbec, au nord du massif de Montebourg le Grès armoricain affleure. Dans une ancienne carrière, le Trias sableux et conglomératique repose en discordance sur des grès quartzites gris-rosés, en gros bancs, inclinés vers le nord ouest.

  3. Interprétation des affleurements à faciès de Grès de May.

Dans le massif de Quinéville, le Grès armoricain de la partie méridionale du massif fait rapidement place à des faciès qui s'en distinguent très nettement. La limite de ces faciès correspond très approximativement au tracé de la route départementale 42. Les faciès situés au nord s'opposent à ceux du Grès armoricain par leur coloration, leur composition minéralogique, le débit des bancs et leur hétérogénéité granulométrique.

Les teintes rouges, ocres, lie de vin dominent et s'opposent aux teintes claires des affleurements de Grès armoricain.

Les faciès micacés sont exceptionnellement abondants.

L'épaisseur des bancs varie notablement. Les quartzites en gros bancs voisinent avec des dalles psammitiques ou des masses de plaquettes schistoïdes micacées, dont les feuillets ont une épaisseur moyenne de L'ordre du millimètre.

Enfin on note la présence d'horizons pélitiques constitués par des argiles vertes ou grises, ou des schistes argileux plus ou moins riches en micas.

On reconnaît ici les affleurements à faciès de Grès de May, signalés par Bigot (1938) au Bourg de Lestre, mais qui s'étendent d'ouest en est de Vaudreville à Quinéville. Ils se situent géométriquement au-dessus du Grès armoricain du massif de Quinéville et au-dessous des schistes ampéliteux siluriens du ruisseau du Bouillon (Pareyn, 1962).

Sur la rive gauche de la Sinope, ces formations affleurent en falaise. Les différentes séquences lithologiques de cette falaise ont été explorées systématiquement sur le terrain. L'examen banc par banc de tous les affleurements aboutit à la découverte d'un gisement fossilifère (à L'ouest du Bourg de Lestre). Certains fossiles de ce gisement permirent d'attribuer cette formation au niveau stratigraphique des Grès de May.




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Coupe de la falaise:

On observe la succession lithologique suivante:


  1. Quartzites en gros bancs..........2 m
  2. Il s'agit de trois banc de quartzite gris-rosé, à marbrures violacées rappelant le faciès "pie" des Grès de May. Certains niveaux renferment une substance argileuse ocre ou violacée sous la forme de concrétions lenticulaires ou discoïdes.

  3. Dalles gréseuses micacées, plaquettes schistoïdes, schistes argileux micacés..........3 m

Les dalles gréseuses micacées rougies en surface, ont une épaisseur de L'ordre du décimètre. Elles alternent avec des lits argileux micacés verdâtres. Certains bancs gréseux contiennent des Tigillites dont le diamètre n'excède pas 2 mm. La structure et les dimensions de ces Tigillites sont celles des Tigillites des Grès de May.

A la base de ces bancs gréseux, on observe plusieurs types de figures sédimentaires:

Les niveaux supérieurs présentent une stratification entrecroisée. Cette stratification s'observe à plusieurs échelles:

La structure des figures de stratification entrecroisée, la présence constante à la base des bancs gréseux des formes en relief, permettent de conclure à une polarité normale de cette série.

c) Quartzites en gros bancs..........1,40 m

Représentés par deux bancs de quartzite rose à marbrures violacées, les lèvres des diaclases perpendiculaires à la stratification sont encroûtes de goethite.


  1. Argile schisteuse...........0,1 à 0,3 m
  2. Il s'agit de schistes tendres gris ou verdâtres onctueux au toucher.

  3. Dalles micacées et plaquettes schisto-gréseuses..........3 m
  4. Ce niveau présente un débit en plaquette rouges, dont L'épaisseur est de L'ordre du millimètre. Cet horizon est particulièrement favorable à L'observation de figures de stratification entrecroisée. Il referme un gisement fossilifère. Ce gisement est constitué par deux bancs à bryozoaires contenant des fragments de trilobites. Le premier banc à Bryozoaire repose directement sur les argiles du niveau précédent, sa puissance est de L'ordre de 0,20 m. Le second isolé du précédent par 0,15 m de schistes argileux azoïques se termine en biseau à L'W. il est surmonté par des quartzites en petits bancs et par la puissante masse de plaquettes à stratification entrecroisée.

  5. Quartzites en gros bancs...........2 m.

Ces quartzites terminent la falaise et constituent le substratum de la terre végétale.

L'ensemble de la formation plonge de 30° vers le N E.




Image

Conclusions stratigraphiques.

La détermination des bryozoaires fait apparaître la présence de Trépostomes et peut être de Cryptostomes du style des Ptilodictyidae. Le mauvais état de conservation des échantillons épigénisés en silice ne permet pas une plus grande précision dans la détermination. Les moules très abondants se présentent tantôt sous L'aspect de Bryozoaires rameux dichotomes tantôt sous un aspect foliacé. Sur les moules externes, la disposition des zoécies est bien conservée.

En Normandie la présence de Bryozoaires n'avait été reconnue, jusqu'à présent, que dans L'Ordovicien supérieur. Dans les schistes supérieur d'une part, et dans certains nodules calcaires des pélites à fragments polyédriques de la partie supérieure de L'Ordovicien.

Les bancs à bryozoaires renferment des trilobites à L'état de fragments plus ou moins bien conservés. La moitié d'un céphalon et un pygidium ont pu être déterminés.

Ces échantillons présentent des affinités avec L'espèce Plaesiacomia brevicaudata Deslongchamps. L'appartenance au genre Plaesiacomia ne fait aucun doute. Cependant L'état fragmentaire du céphalon et L'existence de caractères inhabituels à L'espèce Plaesiacomia brevicaudata: grande taille des échantillons et position très postérieure de l'oeil, ne permettent pas une détermination spécifique certaine. J. Pillet propose d'appeler ce trilobite Plaesiacomia aff.brevicaudata Deslongchamps (1825).

Le genre Plaesiacomia n'apparaissant qu'au L'Llandeilo, les Trilobites du massif de Quineville établissent avec certitude L'appartenance de cette série au niveau stratigraphique des grès de May.

A ce niveau il est logique de rattacher les affleurements à faciès de Grès de May décris ci-dessus, dès lors que leur succession n'est pas interrompue à L'affleurement.

A L'intérieur de cette succession continue, les documents paléontologiques recueillis à ce jour ne permettent pas de distinguer les subdivisions reconnues à May-sur-Orne.

3.Interprétation tectonique.

Une faille transversale délimite le massif de Quinéville en deux unités structurales. Le Silurien n'est représenté à L'affleurement que dans la partie occidentale.

Le tracé de cette faille correspond à des observations de terrain représentant autant de jalons:

Entre les Grès de May et le Grès armoricain, les schistes à calymènes sont absents à L'affleurement et aucun indice ne permet de conclure à une probabilité de présence de ce niveau.

Le contact direct des Grès de May et du Grès armoricain n'a jamais été observé. L'extension géographique de ces deux niveaux restreint considérablement le zone d'affleurement possible des schistes à Calymènes et la situerait topographiquement sur un crête ce qui n'est pas conforme au comportement morphologique habituel de ce niveau.

Ce que L'on sait du cycle tectonique des synclinaux paléozoïques du Cotentin, généralement disloqués à la suite d'un déversement vers le Sud, incline à penser que les schistes à calymènes ont été supprimés mécaniquement.

Ainsi dans le synclinal de Jobourg renversé vers le Sud, L'Ordovicien supérieur écrasé au c'ur du synclinal est chevauché par le Grès armoricain du flanc N, qui est lui même chevauché par le Cambrien (Coates, 1960). Au N de Cherbourg, la coupe de la rive gauche de la vallée de la Divette montre une succession d'écailles paléozoïques chevauchantes vers le Sud (Graindor,1960). Le Grès armoricain repose, renversé, sur les schistes à calymènes en place. Il supporte trois écailles comportant du grès armoricain. Sous la première écaille s'interpose tectoniquement une mince passée de schistes à calymènes laminés par les unités chevauchantes..

Les formations ordoviciennes de Montebourg et Quinéville pourraient représenter les éléments écaillés du flanc sud d'un synclinal paléozoïque. Des forces tangentielles orientées vers le S, appliquées à un matériel rigide, ont provoqué le déversement probable vers le S de ce synclinal puis sa rupture axiale.

Simultanément un clivage des différentes unités lithologiques du flancs sud , seul connu à L'affleurement, a pu se réaliser au niveau des horizons plastiques schisteux. Les schistes à calymènes, interposés entre deux puissantes masses gréseuses, ont été vraisemblablement laminés au cours du déplacement vers le S des Grès de M.ay.

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Les Faluns du miocène.


mer miocène





Les animaux figurés içi, ne représente que les plus courant ou les plus rares ... suivant les cas.

On comte:


Situer les faluns dans le temps:
Le miocène fait partie de l'ere tertiaire qui débute, à la fin de l'ère secondaire 65 Millions d'années et se termine il y a environ 2 Millions d'années.
Plus précisement, le Miocène est situé entre 65 Millions d'années et 2 Millions d'années.

Les faluns sont constitués par des roches d'origine marine, mais l'on y trouve et c'est un fait exceptionnel des animaux et parfois des végétaux provenant de la tere ferme.

C'est notemment le cas avec la plupart des Mammifères.

A part les Dauphins, Phoques et petites baleines tous les autres mammifères vivaient sur la terre ferme, et sont arrivés dans la mer par le biais de fleuves, qui traversaient les terres toutes proches de la mer du Miocène.

A l'époque le climat était beaucoup plus chaud qu'aujourd'hui.

Les animaux qui vivaient dans la mer étaient des requins, des raies et d'autres poissons tropicaux.

Sur la terre, les animaux ressemblaient à ceux d'Afrique: éléphants, giraphe, antilope, rhinicéros, hippopotame, zèbre, chevaux, lion, ours, crocodiles, serpents, lézards, tortues géantes.



Requins, Raies Chimères.















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Poissons osseux.












Les reptiles.