Le Tertiaire

 

Quelque rappels et définitions du tertiaire...

Calabrien

Villafranchien

N

E

Pliocène

Astien

Astien s.s.

O

Plaisancien

G

E

Pontien

N

Tortonien

Samartien

E

MIOCENE

Helvetien

Vibdobonien

Burdigalien

Burdigalien

Aquitanien

Aquitanien

N

Chattien

U

OLIGOCENE

Rupelien

Stampien

M

Tongrien

sannoisien

M

U

Ludien

L

Bartonien

Marinesien

I

Auversien

T

EOCENE

Lutecien

Lutecien

I

Yprésien

Cuisien

Q

Sparnacien

U

Landénien

Thanétien

E

…………...

Montien

 

 

 

 

 

Présentation générale.

 

 

La France à l'époque de la mer Tertiaire ...par Louis Figuier en 1864:

Les animaux les plus typiques du Secondaire (Ammonites, Bélemnites, Rudistes) ses sont éteints avec cette ère.

A part l’exception constituée par certains Foraminifères tels les Nummulites, les invertébrés des nouvelles faunes sont facilement comparables aux actuels. Ces Nummulites fournissent à la première moitié du Tertiaire des espèces caractéristiques, et ont bien mérité de lui donné le nom de Nummulitique.

Les dépôts du tertiaire se répartissent en des bassins d’importances diverses, pouvant pénétrer profondément dans notre territoire. Les dépôts très indépendants de la Craie sous-jacente, sont altérés de calcaires et argiles ou sables marins coupés de calcaires lacustres.

 

L'Europe occidentale pendant le Nummulitique:

En noir, les massifs hercyniens; la ligne x marque la limite sud des mers au maximum de la transgression éocène; en pointillé zones envahies seulement à l'Oligocène par des bras de mers ou des lagunes. (d'après M.Gignoux)

 

 

L’Eocène inférieur proprement dit comporte deux transgressions dont chacune constitue un cycle sédimentaire : celle du Thanétien aboutit à l’extension maximale mais saumâtre du Sparnacien. L’ensemble constitue l’étage Landénien des Belges.

La france pendant l'Eocène inférieur:

L’Yprésien constitue un second le second cycle sédimentaire et se termine également par une dessalure.

L’Eocène moyen ou Lutécien est l’époque du calcaire grossier parisien, elle se termine, comme les deux transgressions précédentes, par un épisode saumâtre et lacustre.

 

Les mers lutéciennes en France:

En pointillé, formations lacustres et saumâtres bordières.

 

Dans l’Eocène supérieur nous ne figurons qu’un étage, le Bartonien

Durant l’Eocène, il y a eu dans l’Ouest une extension marine lutécienne, dépendant de l’atlantique et qui pénétra dans le bassin terminal de la Loire ; et divers lacs lutéciens et bartoniens. La fin de l’éocène est également marquée par un écoulement vers le nord de sables issus du Massif Central, entraînant localement des chailles jurassiques.

L’Oligocène se définit dans les territoires nordiques, comme un autre cycle de sédimentation complexe. Au Tongrien, la mer règne en Belgique et dans le centre de l’Allemagne. Le faciès n’est pas franchement marin, il le deviendra à l’étage suivant.

Celui-ci est dans le nord le Rupélien.

En pointillé, les formations lagunaires et lacustres.

 

Il est représenté dans la région parisienne par les sables stampiens. Mais ici l’étage se termine par une nouvelle assise, exclusivement lacustre, le Calcaire d’Etampes. les couches finales de l’Oligocène, encore marines plus au nord, sont remplacées au sud de Paris par du calcaire lacustre. Aucun dépôt marin n’y vient après le stampien.

La transgression oligocène est aussi marquée dans l’Ouest, non seulement dans la Basse- Loire, mais aussi vers Rennes où elle a rempli un bassin de subsidence.

L’Aquitanien, suivant les cas, se place à la fin de du groupe oligocène ou bien apparaît comme le début du Miocène. Son extension lacustre est considérable, dans tout le Centre de la France, et dans le Midi, avec de très beaux gisements de Mammifères.

 

L'Europe vers la fin du Miocène:

 

Le Burdigalien, début du Miocène sensu stricto est transgressif.

Avec l’Helvétien la transgression miocène est à son maximum ; elle envahit toute une partie du Bassin de la Loire où se déposent les célèbres Faluns de la Touraine.

 

Mers vindobodiennes (faluns de Touraine) et sahéliennes :

 

Le Tortonien prolonge le dépôt précédent avec les Faluns de l’Anjou. Les faunes marines en sont remarquables par la présence d’un important contingent de fossiles qu’on tient souvent comme caractéristique du Pliocène.

L’époque suivante est le Pliocène. La mer revient, quoique avec moins d’ampleur qu’à l’époque précédente ; elle envahit les parties basses des vallées qui s’étaient creusées durant la régression pontique. Il en est ainsi dans la Basse-Loire, où cette mer a laissé des sables coquilliers et des argiles.

Le Pliocène se partage en deux étages seulement, l’Astien avec un faciès d’argile dite plaisancienne et un faciès de sable, et le Calabrien surtout caillouteux.

 

En France cet étage est surtout représenté par son faciès continental dit Villafranchien. Le retrait de cette mer correspond à l’établissement de l’hydrographie quaternaire.

Il faut noter que jusqu’au Pliocène inclus, et même encore un peu par la suite, nos territoires ont subi des gauchissements assez notables.

Un fait remarquable au tertiaire est l’importance prise par les formations continentales, et notamment celles qui renferment des ossements de mammifères.

Ces Mammifères, d’abord représentés par des types compréhensifs, comme les Condylarthres du début de l’ère, présentent une évolution remarquable. Au cours de l’Eocène, tous les ordres actuels se constituent, et certains s’éteindront sans descendants. Les faunes se différencient rapidement et, en outre, s’enrichissent de temps à autre par des migrations de types cryptogènes : les principales en Europe Occidentale sont celles du Sparnacien, puis de l’Yprésien ; plus tard l’apparition des Rhinocéros, Anthracothérium et certains Suidés durant l’Oligocène inférieur ; celle des Proboscidiens avec les Equidés vrais au Burdigalien, ensuite des Singes ; puis vient la faune pontique à Hipparion et, enfin, avec le Villafranchien l’apparition de Elephas, Equus et Bos.